Donation aux enfants : combien donner, quand, et sans se démunir

100 000 € par parent et par enfant passent sans aucun droit, et cet abattement se reconstitue tous les quinze ans. S'y ajoute un don d'argent de 31 865 € si vous avez moins de 80 ans.

L'essentiel en 30 secondes

  • 100 000 € par parent et par enfant, sans droits, tous les quinze ans. Le compteur repart de zéro à chaque cycle.
  • 31 865 € de plus, en argent, au titre du don familial de somme d'argent. Il se cumule avec l'abattement, à condition d'avoir moins de 80 ans et que l'enfant soit majeur.
  • Un couple avec deux enfants peut transmettre jusqu'à 527 460 € sans aucun droit, puis recommencer quinze ans plus tard.
  • Donner ne veut pas dire se démunir. Le démembrement et la donation avec réserve permettent de transmettre tout en gardant l'usage du bien et ses revenus.
Les montants

Combien peut-on donner sans payer de droits

Chaque abattement s'apprécie par donateur et par bénéficiaire. Deux parents qui donnent à un même enfant ouvrent donc deux abattements distincts.

Abattements applicables aux donations, renouvelables tous les quinze ans
Lien de parentéAbattement
Enfant100 000 €
Petit-enfant31 865 €
Arrière-petit-enfant5 310 €
Frère ou sœur15 932 €
Neveu ou nièce7 967 €
Personne en situation de handicap159 325 €, cumulable avec les autres
Don familial de somme d'argent31 865 €, en plus de l'abattement

Montants en vigueur. Le don familial de somme d'argent suppose un donateur de moins de 80 ans et un bénéficiaire majeur. Source : service-public.fr.

Ce que cela donne pour une famille

Un couple, deux enfants majeurs, les parents ont moins de 80 ans

  • Chaque parent donne 100 000 € à chaque enfant : 400 000 €.
  • Chaque parent y ajoute 31 865 € en argent à chaque enfant : 127 460 €.

Au total 527 460 € transmis sans le moindre droit, soit 263 730 € par enfant.

Quinze ans plus tard, le compteur repart de zéro. C'est ce qui fait de l'anticipation le levier le plus puissant, et le seul qui ne dépende que du temps.

Les trois façons de donner, et ce qui les distingue

Elles n'ont ni le même coût, ni les mêmes effets au moment de la succession. C'est ce dernier point qui provoque le plus de conflits familiaux, bien plus que les montants.

FormeCe qu'il faut savoir
Le don manuelSomme d'argent ou bien remis de la main à la main. Simple, mais il doit être déclaré à l'administration pour faire courir le délai de quinze ans.
La donation notariéeObligatoire pour un bien immobilier. Elle donne une date certaine et sécurise la valeur retenue.
La donation-partageElle répartit entre tous les enfants et fige la valeur au jour de la donation. C'est l'outil qui évite les conflits vingt ans plus tard.

Pourquoi la donation-partage change tout

Avec une donation simple, les biens donnés sont réévalués au jour du décès pour vérifier l'équité entre les enfants. Un appartement donné 200 000 € et qui en vaut 400 000 € vingt ans plus tard sera compté pour 400 000 € : l'enfant qui l'a reçu devra compenser les autres. Avec une donation-partage acceptée par tous, la valeur est figée au jour de l'acte. C'est la différence entre une famille qui se déchire et une succession qui se règle en quelques semaines.

La question que tout le monde se pose

Donner sans se démunir, c'est possible

C'est le frein numéro un : la crainte de manquer plus tard. Trois montages répondent précisément à cette inquiétude.

Le démembrement

Vous donnez la nue-propriété et gardez l'usufruit : vous continuez d'occuper le bien ou d'en percevoir les loyers. Les droits ne portent que sur la nue-propriété, dont la valeur dépend de votre âge : plus vous donnez tôt, moins elle est élevée.

La donation avec réserve

On assortit la donation de conditions : réserve d'usufruit, interdiction de vendre sans accord, retour du bien si l'enfant décède avant vous. Autant de garde-fous qui rassurent, et qui se prévoient dans l'acte.

La société civile familiale

On transmet des parts au fil des années tout en restant gérant, donc en gardant la main sur les décisions. Utile quand le patrimoine immobilier est important, ou quand plusieurs enfants doivent se partager un même bien.

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Ce que nous voyons en rendez-vous

Quatre erreurs qui coûtent cher

Ne pas déclarer un don manuel

Un virement à son enfant n'est pas une donation tant qu'il n'a pas été déclaré. Sans déclaration, le délai de quinze ans ne court pas, et la somme réapparaîtra dans la succession.

Confondre donation simple et donation-partage

La première est réévaluée au jour du décès, la seconde fige les valeurs. C'est la cause la plus fréquente des conflits entre frères et sœurs, et elle est entièrement évitable.

Attendre d'être « assez vieux »

Le démembrement est d'autant plus avantageux qu'on donne tôt, et le don familial de somme d'argent disparaît à 80 ans. Attendre coûte deux fois.

Traiter les enfants différemment sans le formaliser

Aider un enfant pour un achat immobilier et pas les autres se règle très bien, à condition de l'écrire. Non formalisé, cela ressort au décès, souvent au pire moment.

Notre rôle

Ce que nous faisons, concrètement

Nous chiffrons ce que vous pouvez donner

Sans compromettre votre train de vie ni votre retraite. C'est le calcul qui débloque la décision, parce qu'il transforme une inquiétude en montant précis.

Nous construisons le calendrier

Quoi donner, à qui, sous quelle forme et à quelle date, pour utiliser tous les cycles de quinze ans disponibles d'ici votre succession.

Nous préparons le rendez-vous chez le notaire

C'est lui qui rédige les actes. Nous arrivons avec un plan chiffré et les arbitrages déjà faits, ce qui raccourcit tout et évite les allers-retours.

Réserver un échange

Savoir combien vous pouvez donner, sereinement

Réservez un premier échange de 30 minutes. Nous chiffrons ce que vous pouvez transmettre sans jamais compromettre votre niveau de vie.

Le calendrier ne s'affiche pas ? Ouvrir la page de réservation

Questions fréquentes

Donner à ses enfants, vos questions

Faut-il passer par un notaire pour donner ?
Pas toujours. Un don d'argent peut se faire par simple virement, mais il doit être déclaré à l'administration fiscale pour faire courir le délai de quinze ans. Le notaire est en revanche obligatoire pour un bien immobilier, et vivement conseillé pour une donation-partage, qui est précisément l'acte qui protège la famille des conflits futurs.
Peut-on donner plus à un enfant qu'à un autre ?
Oui, dans certaines limites. La loi réserve une part minimale à chaque enfant, appelée réserve héréditaire : la moitié du patrimoine avec un enfant, les deux tiers avec deux, les trois quarts avec trois ou plus. Le reste, la quotité disponible, se donne librement. Avantager un enfant est donc possible, mais cela se calcule et s'écrit, sinon la donation sera remise en cause au décès.
Le délai de quinze ans, comment fonctionne-t-il ?
Chaque donation consomme l'abattement disponible, et celui-ci se reconstitue intégralement quinze ans après. Au décès, l'administration regarde les donations des quinze dernières années : au-delà, elles sont oubliées. Un couple qui commence à cinquante ans peut ainsi utiliser deux, voire trois cycles complets.
Que se passe-t-il si je donne un bien qui prend de la valeur ?
Cela dépend de la forme retenue. Avec une donation simple, le bien est réévalué au jour du décès pour vérifier l'équilibre entre les enfants : celui qui a reçu un bien qui a beaucoup pris de valeur peut devoir compenser les autres. Avec une donation-partage acceptée par tous, la valeur est figée au jour de l'acte. C'est souvent la seule différence entre une succession apaisée et une succession conflictuelle.
Peut-on donner à ses petits-enfants ?
Oui, avec un abattement propre de 31 865 € par grand-parent et par petit-enfant, également renouvelable tous les quinze ans, auquel s'ajoute le don familial de somme d'argent. C'est un levier souvent négligé, alors qu'il permet de sauter une génération et donc d'éviter une taxation intermédiaire.
Et si j'ai besoin de cet argent plus tard ?
C'est la question la plus fréquente, et elle est légitime : une donation est en principe irrévocable. C'est pour cela qu'on ne donne jamais avant d'avoir chiffré vos besoins jusqu'à la fin de votre vie, dépendance comprise. Et c'est pour cela qu'on privilégie le démembrement : vous transmettez la propriété future tout en conservant l'usage et les revenus.

Vous voulez d'abord savoir ce que vos héritiers paieraient ? Voir les frais de succession.

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